Parce que nous sommes compliquées,
Laissez-moi vous expliquer un concept très simple et à la fois extrêmement complexe que j’ai inventé. En fait, j’ai mis un terme à une situation ambigüe que nous vivons tous et toutes telle une papesse, Amen! Ma géniale invention s’appelle: «PETIT CHUM» simple, efficace et très révélateur. Bon, avant de prendre tout le crédit, l’idée m’est quand même venue d’un ami, qui se plaisait à commenter mon parcours émotionnel de jadis, soit ma courte période de célibat non assumé.
Tout d’abord, regardons ensemble ce qu’est le «petit chum». Vous savez quand vous fréquentez quelqu’un, mais que le terme fréquentation ne s’applique pas vraiment à votre relation. L’engagement et les sentiments se sont déjà établis entre les deux êtres, mais pour des raisons obscures, vous ne formez pas encore un couple. Souvent, c’est parce que vous n’assumez pas le statut social de couple. Sinon c’est parce que vous préférez attendre… Mais dans 93% des cas chiffre provenant d’une étude très pointue vous et votre «petit chum» finirez par déclarer votre amour au grand jour et vous vous permettrez le terme: in relationship pas nécessairement sur Facebook par contre. Vous comprenez la nuance? Un «petit chum», ce n’est pas quand vous fréquentez quelqu’un dans le vide, ce n’est pas n’importe qui qui devient «petit chum». On s’entend le «petit chum» a rencontré vos parents, votre frère ou votre soeur, il connait vos amis, vous n’êtes pas officiellement exclusive, mais tout de même vous ne vous sentez pas permise d’aller jouer ailleurs…
Ce qui est très important à savoir aussi, c’est qu’il est interdit de s’autoproclamer «petit chum»!!! Non! Laissez votre kind of partenaire vous assermenter. Parce que même si cette appellation n’implique pas un engagement sur papier. Et bien entre les lignes OUI! On vous appelle ainsi parce qu’on hésite encore, donc ne prenez pas la chance de forcer les choses. Cela pourrait être aussi fatal que de dire que vous êtes en couple quand vous ne l’êtes pas pour de vrai et Dieu sait que ç’est un non-retour lorsque l’erreur est commise!
Finalement, n’ayez pas peur! être «petit chum» n’est qu’un passage, lorsque vous l’êtes officiellement. À moins que vous fassiez malheureusement partie du 7% de fail… Mais tsséé, ça ne vous arrivera pas. Mon copain est resté mon «petit chum» pendant plus de deux mois et ça fait plus qu’un an qu’on sort ensemble. Donc, ne paniquez pas si votre statut prend du temps à changer, fiez-vous au feeling.
Bref, le «petit chum» c’est le «on s’est vu quand même longtemps avant» dans la célèbre phrase: « Ça fait un deux ans qu’on sort ensemble officiellement, mais tsé, on s’est vu quand même longtemps avant» (…)
Par Rose Simard
Mode d’emploi pour les bizous sur la joue,
Détrompez-vous ceux qui pensaient que les poignées de main étaient la seule source d’ambiguïté lors d’une nouvelle rencontre. Nous n’avons peut-être pas une série de messages codés lors de nos embrassades, mais tout de même il y a place à l’interprétation.
En fait, pour ma part je déteste les becs sur la joue. De un, je n’aime pas trop la proximité avec les gens, de deux je hais le moment de “fake” tendresse et de trois je trouve que ce geste est souvent inapproprié. Je le trouve inapproprié dans les circonstances où l’on connait à peine la personne. Genre: le vieil oncle de ta mère à la barbe piquante qui sent trop fort l’eau de Cologne. Les conventions sont écrites pour qu’on lui donne deux becs, mais pourquoi? C’est un inconnu à nos yeux, je préférais garder mes distances en secouant sa main. Pourquoi est-il encore surprenant de recevoir une poignée de main d’une jeune femme? Pourquoi entre filles on ne se sert pas la pince au lieu de prendre le temps de se lever et coller notre joue sur celle de l’autre? Ça nous épargnerait les moments ultras faux-nez, comme donner des becs sur la joue à la fille de ton secondaire que tu as toujours profondément détestée ne me dites pas tu n’as rien qu’a ne pas le faire, parfois c’est malheureusement inévitable.
Il reste encore un cas particulier ou le bec sur joue me fait royalement chier! Arriver dans un party de famille en dernier! Être retardataire, c’est être contraint de faire le tour de tous les convives, un par un, de te pencher et les embrasser, belle punition n’est-ce pas? Par chance, lors d’une fête entre amis c’est différent, tu as encore le choix d’opter pour le haut et fort “salut, tout le monde”. C’est souvent une technique que j’applique… héhé. Bref, si ce n’était que de moi j’abolirais cette façon de saluer absurde.
Et le bruit de bec… Une joue contre joue ça ne fait aucun bruit, on s’entend, alors pourquoi on le rajoute (…)
La réaction à préconiser,
Je commence la semaine en force, puisqu’aujourd’hui j’aborde un sujet très délicat. Une situation dans laquelle je ne suis jamais à l’aise et je ne sais jamais comment réagir. Vous non plus ne le savez probablement pas, puisqu’à chaque fois c’est différent. Quand on croise quelqu’un que l’on connait juste un peu dans un lieu X, comment agir?!
Ohhhh si j’avais la réponse, je m’empresserais de vous déballer tous mes conseils pour en finir avec ces insoutenables malaises. Mais malheureusement, ces moments-là m’échappent complètement. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais durant nos 2 ou 3 ou 4 années de Cégep, on vit comme un boom; cette situation se vit presque tous les jours étant donné la superficie restreinte des institutions. Mise en contexte: on sort du secondaire, quelque mois après notre entrée au collégial, on croise quelqu’un qui a étudié avec nous, mais avec qui on a jamais vraiment eu de bonnes discussions… Il est là, droit devant nous, il marche à contre sens. Nous sommes que deux dans le couloir de brique rouge, il m’a vue, je l’ai vu, je sais qu’il sait que je l’ai vu! Que faire, le saluer? Non c’est trop, je ne veux pas vraiment savoir comment il va. Un sourire? Non il pourrait penser que je le vénère, ou que je suis vraiment heureuse de le croiser lorsque ce n’est pas le cas. Je baisse la tête? Ouais, mais, je sais qu’il sait que je sais qu’il m’a vue. Finalement réaction classique, mais si peu efficace, la béquille par excellence: le cellulaire. Soit feindre de le chercher dans son gros sac ou la classique texter ou faire semblant de décrocher.
Comme ça, je sonne un peu primitive et antisociale je vous l’accorde, mais PREMIÈREMENT vous l’avez tous déjà fait et DEUXIÈMEMENT les fois ou vous ne l’avez pas fait, vous l’avez regretté. Vous aviez peut-être opté pour le sourire quand vous avez croisé la fille avec qui vous avez fait un mauvais coup dans un party 1 mois plus tôt et elle, elle ne vous a pas reconnu: la honte. Une autre conséquence possible à un “croisé dans un corridor” est d’être pris à faire la conversation avec quelqu’un que vous connaissez à peine. De chercher des questions et d’être obligé de répondre à: “pis quoi de neuf?” pire question du monde. Donc la prochaine fois qu’une situation semblable vous arrive, ne soyez pas pris d’un élan de sociabilité, gardez-le pour vos amis, ils vous le rendront mieux.
Si vous croisez quelqu’un qui regarde son cellulaire, dites-vous que c’est peut-être pour le mieux (…)
Une bonne chose de fait,
Hier était un grand jour pour ma petite vie tranquille récemment bousculée par l’été et donc les contrats de travail incessants. J’ai effectué une tâche que toute lady shopaholic se doit de faire deux fois par année : le changement de saison de ma garde-robe. Détrompez-vous jeunes gens ce n’est pas quelque chose de facile à faire, ooohhhh non. Je suis passée par toute une gamme d’émotions et mon constat est peu réjouissant.
C’est toujours agréable de ranger les énormes pulls de laine qui encombrent mes penderies. Quand je les pliais, j’avais l’impression de dire “à la prochaine fois” au temps froid. Par contre, serrer mes vêtements d’hiver m’a infligé quelques réflexions comme: “Pourquoi je garde cette tunique, ça fait déjà 2 ans que je ne l’ai pas portée”, ” Ce chandail je ne l’ai vraiment pas assez mis, quelle honte!, “Ok, celui-là j’ai vraiment abusé…Voir que je l’ai porté aussi souvent?” Une fois tous mes vêtements 100% importables cette saison, étalés sur mon lit, je me suis dit: «merde j’ai vraiment trop de fringues». Puis je les ai pliées pour mieux les ranger et je me suis ressaisie, finalement je n’en possède pas tant que ça. Les accros qui ont un problème sont toujours dans le déni, mais ce n’est pas mon cas.
Ensuite vient le moment le plus stressant soit: sortir mes vêtements d’été entassés dans un tiroir depuis septembre dernier tiroir ou M.Wilson adore se blottir, le coquin. Une fois ces articles sortis, il faut faire quelque chose d’important avant de les placer dans un espace que l’on juge trop petit pour la quantité d’items à intégrer, il faut essayer nos vêtements pour savoir s’ils nous font encore. Coup d’oeil sur mes fesses, coup d’oeil sur mes shorts, coup d’oeil fesses, coup d’oeil shorts: “ça ne rentrera pas”. Alors, je m’imprègne du même courage qu’Oliver Twist a eu pour demander “please sir, I want some more” et j’enfile la première paire j’avoue que j’en ai sélectionné une qui ne me posait pas trop de défi. Puis je les ai tous essayés, pour ne finalement en rejeter que 2 1/2 ouais, je ne suis pas prête à la laisser filer.
Par contre, la conclusion de cette activité ô combien éprouvante ne fut pas festive! En regardant tous mes vêtements éparpillés sur mon matelas, j’ai constaté que ma collection d’été n’était pas mode, que j’avais besoin d’un bon rafraîchissement. Je devrais être heureuse, vous dites-vous, magasiner j’adore ça… J’ai plutôt pris cela comme un échec, je me suis déçue…
Je vais remédiez à la situation, ne vous inquiétez pas (…)
Être une dummy une journée,
Vous savez quand vous arrivez dans un endroit et que vous cherchez quelque chose en particulier. Le lieu vous est inconnu, vous n’y avez jamais mis les pieds. Ça peut être dans votre ville ou ailleurs dans le monde. Peut-être êtes-vous déjà allez à cette adresse, mais dans une autre circonstance, vous aviez vécu le moment d’une autre perspective. Peu importe, vous cherchez une information et elle est impossible à obtenir.
Quelle frustration! Quel moment désagréable! Quelle perte de temps! On dirait que cette situation se produit seulement quand on est VRAIMENT pressée et non pas pas quand “ouf j’ai que 10 minutes d’avance” ce qui n’arrive jamais dans ma vie. Cela survient les jours où l’on a déjà 1min34sec de retard. On cherche la salle où l’on doit se rendre, on demande de l’information au premier comptoir que l’on croise. Ah ben Ah ben, ils ont engagé une petite madame de 50 ans avec aucune confiance en elle pour m’aider dans ma quête prometteur. Naturellement, elle ne sait pas de quoi on parle. Elle interroge sa collègue Martine qui mange une pomme Martine, elle, invente des choses pour montrer sa supériorité à sa collègue. Finalement, elles padgent Michel de la sécurité et Michel nous escorte jusqu’à un autre kiosque, ou enfin une personne allumée et bien habillée généralement nous redirigera vers l’endroit où l’on aurait dû être 11min34sec plus tôt.
Je n’ai jamais compris pourquoi ces gens étaient aussi incompétents. Pour quelle raison on payait des individus qui ne pouvaient pas nous aider, lorsque c’est écrit aide sur leur chandail. Je pense que c’est le petit Jesus qui tient mordicus à ce que je sois toujours fashion late. Bref, il y a un mois environ j’ai travaillé pour un évènement et…Guess what, j’étais cette personne, cette idiote, cette nunuche, ce QI moindre. J’ai compris avec cette expérience que ces employés ou bénévoles ne reçoivent aucune information. Ils sont programmés à faire une tâche et le reste c’est le néant. Je me sentais tellement idiote, de ne pas pouvoir répondre à des questions si simples.
Ben oui, je vais devoir travailler mon indulgence maintenant que j’ai été la sotte du premier comptoir que l’on croise (…)

Ces grands voyageurs en avion
N’importe quel voyage doit se préparer : itinéraire, hôtel, restos, valises et bien évidemment le transport en avion.
Un stress énorme s’empare de moi à savoir QUI sera assis autour de moi lorsque je déambule les allés de l’avion pour trouver mon siège. Parce que OUI, les voisins sont hyper importants si on veut passer un bon moment, on sait tous que certaines personnes peuvent littéralement ruiner nos heures de vol.
Premièrement, tu ne veux surtout pas être entouré de bébés ou d’enfants, c’est les plus bruyants. Oui, ils peuvent avoir l’air adorable, mais je sais pas pourquoi, ils prennent tous un malin plaisir à se manifester pendant nos plus profonds sommeils, là ils ne sont plus cute du tout. Au contraire, il est même possible de souhaiter leur mort oups.
Deuxièmement, les participants aux voyages organisés. Bon, encore là ça dépend sur quel couple tu tombes. Soit tu as de la chance et tu es assis à côté d’une petite dame qui écoutera un film tout le long du vol ou bien, malchance, tu te retrouves entouré de deux couples qui se racontent leurs vies en tant que grannnddddd voyageurs, littéralement. Et en plus de ça, la petite madame a un trouble d’attention et a besoin de CRIER les merveilleuses choses qu’elle a vu en Italie à Gérard sont ami à deux bancs d’elle en espérant que tout le monde l’entende, évidemment.
Troisièmement, les gens majoritairement les vieilles personnes, qui doivent toujours aller aux toilettes. Elles ne savent pas se retenir, c’est comme si leur vessie diminuait avec la prise en altitude, c’est peut-être la vieillesse aussi… Ils se lèvent et te dérangent constamment, surtout si elles n’ont pas eu droit au couloir. Alors là, Adieu, doux sommeil. Je les mettrais dans la même catégorie que ceux qui prennent des marches dans les allées pour dégourdir leurs jambes…Ils ont pour mandat de déranger l’avion au grand complet, merci guys.
Quatrièmement, il y a les gens que tu as spotté depuis la longue attente à la porte d’embarquement. Soit tu veux trop être assis près d’eux (oui oui parce qu’ils te sont tombés dans l’œil) ou bien au contraire, tu pries le petit Jésus de ne pas être à côté de l’homme ou de la femme qui te dégoute au plus haut point, et ce, à 10m de distance tu finis toujours par te retrouver avec la deuxième option.
Finalement, il y a les dormeurs. Moi personnellement se sont mes préférés. Je suis certaine qu’ils ne me parleront pas, qu’ils ne bougeront pas trop et surtout, qu’ils ne me demanderont pas de me déplacer quand moi je vais vouloir dormir.
Bon même si je hais souvent mes voisins d’avion, j’ai toujours vraiment hâte de décoller, surtout pour voir ce qu’on va manger et quels seront les films disponibles souvent de grandes déceptions d’ailleurs …
par Alexie Fournier



À quoi bon,
Je ne sais pas si vous avez déjà vécu une situation semblable ou c’est moi le problème, mais parfois la communication entre deux individus est impossible. Tous les éléments sont rassemblés pour qu’on ait une conversation riche : on parle français, on vient de la région métropolitaine, on a des dents dans la bouche… Mais, même si à première vue l’échange est possible entre toi et moi, nous ne nous comprendrons jamais. Ce qui est drôle ici, c’est que je ne parle pas de querelles causées par des opinions ou des valeurs différentes. Je reste ben plus en surface que ça, on pourrait parler de cheveux sans se comprendre.
Avouez que c’est un peu tannant, de devoir répéter et changer ses tournures de phrase pour être compris. J’ai une manière de parler, un peu comme j’ai une manière d’écrire, si je dois changer mon flow…mes propos ne se tiennent plus. Tu dis une phrase punchée et la personne te regarde d’un air hébété. Tu te sens obligé de te réessayer: prise 2 un peu plus normative ce coup-ci. Habituellement, c’est aussi un échec parce que tu as un peu détruit l’essence de ton propos. Et finalement, ça te gosse de parler avec la personne parce que ça ne mène à rien de toute façon.
Je trouve ça quand même drôle parce qu’on fait toujours porter la faute à l’autre. “Quel idiot il ne comprend pas la finesse de mes allocutions”. En fait, peut-être que c’est moi le problème quelquefois quand je suis VRAIMENT fatiguée j’articule mal, ou je parle vite! Bahhh cette remise en question, je n’y crois pas vraiment, le problème c’est l’autre!
Si vous faites face à cette situation, mon conseil est de garder les sujets simples et privilégier les longs silences (…)
Tenez-les au moins à 5 mètres de moi,
Je n’ai aucune compassion pour les enfants. En fait, je déteste les enfants et les bébés, je trouvais que c’était sec commencer par ça. Je ne désir pas avoir ma progéniture plus tard, bref je ne suis pas un être humain normal. Mais je travaille là-dessus, tranquillement je commence à leur associer des qualités. Je m’adoucis un peu, mais pas trop vite parce que ça fait partie de mon charme de les rejeter.
Par contre, hier j’ai réalisé que j’étais vraiment une vieille extrémiste grincheuse. Comme je vous l’ai déjà mentionné, j’habite derrière une cour d’école, il y a seulement une clôture pour délimiter ma maison de cet endroit maudit. Les petits enfants du primaire, laissez-moi vous dire qu’ils sont pas mal bruyants! Avant les cours, pendant la récréation, au dîner et après l’école… Ils me tapent tellement sur les nerfs que j’évite de m’assoir dehors quand ils ne sont pas en classe. Vous trouvez que j’exagère? Imaginez-vous des petits bambins à la voix aigüe scander pendant plus de 10 minutes il n’y a aucune exagération je vous promets “Boo Galaxie, Go l’impact, Boo Galaxie, Go l’impact”. SCUSE-MOI! j’essaye d’écrire un billet ta gueule! Donc je suis rentrée me cacher tel un vieux gripsou dans sa cave poussiéreuse.
Mais le moment où j’ai eu une grande réflexion sur ma haine démesurée, c’est plus tard avec ma maman. Nous étions dans la cuisine, regardant toute deux vers la fenêtre et je me suis exclamée “coudons ils n’ont jamais d’école ces petits là!” puisqu’ils criaient encore dehors. Et ma mère de me dire: «chaque fois que je me dis des choses comme ça je pense à la chanson du gars laaaa le rockeur québécois en camisole»… Elle voulait dire Dan Bigras. Les paroles disent “si tu me surprends à fermer la fenêtre, parce que le bruit des enfants me monte à la tête TUE-MOI” Oupss, si par malheur il avait fallu appliquer ses dires je serais TELLEMENT MORTE. Bref, quand ma mère m’a parlé de cette chanson, j’ai vu ma vie défiler devant moi. Je me suis presque sentie mal, c’est quand même pathétique ma vie.
Je suis un bourreau d’enfant TUEZ-MOI (…)
Le hit de l’été,
Dame Nature la sexy milf a suivi mes conseils et nous avons eu, finalement, quelques jours de beaux temps props la grande. Durant ces divines journées, je me suis mise en mode été, comme si on était au milieu de juillet. J’ai donc associé une mélodie au beau temps et ce n’est pas une chanson kétaine d’ados prépubères genre One Direct. Ce n’est pas non plus un hymne à l’été genre: « l’été est arrivé blabla…on profite du beau temps chaque soir on sort chaque soir au bar». C’est un son beaucoup plus abstrait, moins tout cuit dans le bec.
Les gazouillis des oiseaux? Le son d’un gros qui fait une bombe dans une piscine hors terre? Les klaxons des 18 roues pour faire plaisir aux prisonniers des camps de jour? Non, il s’agit d’une musique plus désagréable que ça… Et j’ai nommé le bruit de tondeuse!!!
Plénières sur les désagréments causés par les engins du diable:
Un bourdonnement soutenu qui dure une demi-heure. Sans laisser pour contre, l’odeur du gazon fraîchement coupé qui me fait éternuer à coup sûr. Les effluves nauséabonds de la gazoline qui émane des vieux modèles. Devoir monter le son de la télévision pour bien entendre. Supporter un voisin amoureux de sa machine vivre une idylle les samedis matin tôt, très tôt pour être certaine de vivre son amour au grand jour. Mais pour être certaine de bien entendre ce été hit, il faut vivre derrière un parc, un terrain de soccer et un terrain de baseball pleins d’espaces verts à entretenir.
Il devrait exister une convention pour que tout le monde soit limité à une seule période de tonte. PAS avant 10h am; quoi de plus agressant que de se faire réveiller par le bruit infâme produit par un petit moteur. PAS après 5h pm; je soupe ou je dors je n’ai pas envie de t’entendre. PAS la fin de semaine; c’est congé, on relaxe et le son de ta tondeuse nuit à ma quiétude. PAS de 12h-4h pm; c’est l’heure de la baignade et des activités extérieures ça brise le moment d’entendre ton weed-eater. Finalement, il ne reste que 11h am pour s’adonner à la tâche ingrate qu’est de tondre la pelouse.
J’ai d’autres solutions, pour ceux que ça importunerait: utiliser des ciseaux ou une tondeuse manuelle ça fait des gros pipes yeahhh. Ou, encore plus efficace, vivre dans une grosse tour à condominium entre 2 autoroutes, dans le stationnement d’un centre d’achat à côté d’un terrain de football synthétique et à 5 pas du métro. Du béton, de l’asphalte, de la garnotte, du goudron, du pétrole, du ciment, du pavé-unis. Rien de vert, rien qui se tond; la vie est belle.
Je vous souhaite un bon été malgré les perturbations engendrées par le doux son d’une tondeuse à gazon (…)
J’en appelle à votre charme dame nature,
Je ne sais pas pour vous, mais le temps grisâtre qui parsème le début du mois de mai me fait littéralement chier. Nous avons tous respecté la devise; en avril ne te découvre pas d’un fil, nous avons été très sage et maintenant quelle est notre récompense? Je ne sais pas pour vous, mais quand j’ouvre la porte de ma penderie j’ai immédiatement un petit haut-le-coeur. Depuis le mois de septembre, que je côtoie les mêmes vêtements. J’ai créé toutes les combinaisons possibles certaines plus douteuses même. La canicule du mois de mars m’a rendu impatiente de faire mon changement de saison. Tous ces beaux vêtements bien pliés dans un tiroir qui attendent leur tour UN CRIME UN CRIME!
FACKKeeeeeee j’ai été assez patiente la, il est temps que le chaud soleil remplace les cumulonimbus. C’est pourquoi j’implore dame nature d’user de stratégie féminine. Quand je l’imagine, je vois une femme sexy du genre milf, mais avec des robes un peu à la Mad Men j’ai ben de l’imagination. Donc, je pense que si elle se sert de son sex-appeal elle pourrait convaincre le petit Jesus de faire jaillir le beau temps, parce que vous savez tout passe par lui il a comme le droit de veto sur ce qui se passe.
Les jours sont longs, quelle activité peut-on faire quand le ciel est instable? Pas grand-chose, en fait, ce serait une journée parfaite pour faire mon changement de garde-robe. Sauf que comme c’est parti on va attendre le beau temps jusqu’à notre retour en classe la vie est tellement bien faite parfois… Bref, dame nature et autres membres du conseil d’administration de la météo ainsi que maître Ti-Jesus nous sommes prêts pour du changement.
Pulls de laine je vous aime, mais je vous rendrai honneur l’année prochaine (…)
Ça prend quelqu’un pour le faire,
Dans la vie, j’ai une amie coquette, une amie prévoyante et j’ai aussi une amie qui finit toujours par avoir ce qu’elle veut. Je ne m’en plains pas, parce que cela me profite aussi. Vous savez cette copine qui n’a jamais oublié qu’une fille peut tout avoir. Personnellement, je la vénère pour cette facilité à exprimer ses désirs ou besoins. Quand je suis avec elle, je sais que je ne manquerai de rien. Bon il va peut-être falloir que je l’excuse 1 ou 2 fois, mais cela en vaut le coût.
Si parfois moi et les autres sommes un peu gênées, c’est plus par ça façon de demander les choses. Disons que l’efficacité passe avant le cutie, polie et posée. Le mot clé pour obtenir ce qu’elle veut est: «SCUSE». SCUSE est son mot international comme dans: «SCUSE c’est parce qu’on est 5 filles», «SCUSE c’est parce que c’est sa fête», «SCUSE de l’eau STE plait», «SCUSE as-tu du Clamato». Il me semble que devant ce mot tout le monde devient faible. Avec elle on n’a jamais soif, on ne fait jamais la file pis on a même des extras. Je me souviens d’une soirée où elle a fait son fameux «SCUSE», je me suis tournée vers une autre de mes copines et je lui ai dit “va falloir lui dire d’arrêter de faire ça”. Elle m’a répondu “pourquoi ça marche?”
Vous savez quoi, elle avait raison! Pourquoi on s’empêcherai d’avoir ce qu’on veut après tout, on est des ladies. Mon amie est belle, pétillante et intelligente, la cerise sur le sunday c’est qu’elle a compris la vie: quand tu veux quelque chose, tu le demandes. Elle, elle ne sera jamais prise avec des angoisses stupides comme moi!
Continue M-C, on aime ben ça skiper les line up (…)
Une pluie de confettis,
Je ne vous parlerai pas de la nouvelle tournée estivale de Jean Leloup: La nuit des confettis (qui changera peut-être dix fois de nom d’ici la saison des festivals). Non, en fait aujourd’hui c’est jour de célébration! Regardez la date, nous sommes le dernier du mois, le 30 avril ce qui veut dire: LA FIN DES INTERDICTIONS DE STATIONNEMENT.
Amis de la banlieue, célébrez avec moi cette libération! Fini le temps où je sortais affronter le froid avec les premiers souliers qui traînaient dans l’entrée. Je n’exhiberai plus ma belle grosse robe de chambre rose en minou à mes voisins pour changer mon auto de place le soir. Je ne suis pas triste de laisser derrière moi les longs questionnements : “il est 16h45, est-ce que je mets ma voiture du bon côté de demain ou je la stationne du bon côté d’aujourd’hui, au cas où un agent passerait”. Finito, les 15 minutes que je perdais à regarder à travers les stores pour voir si un tyran du stationnement allait s’en prendre à ma berline. Je vais pouvoir dormir le matin sans que mon gentil père me réveille pour prendre mes clés, question de bouger mon véhicule les soirs d’oublis.
Ils m’ont eu une fois cette année, une fois de trop, je leur ai donné la satisfaction de me faire payer 42$. Durant au moins 15 ans, je vivais dans un pâté de maison paisible où la terreur était mot inconnu. Une année, les dictateurs de la rue se sont implantés dans mon secteur, tels les gangs de rue de New York dans les années 1860, circulant tous les jours pour piéger les habitants du quartier. Cette année-là, les despotes m’ont eue 3 fois, dont 2 fois en 2 semaines. J’en suis encore terrorisée, parfois je me réveille le matin en sursaut, pensant que ma voiture est mal garée. Les longues nuits d’hivers dont la froideur des lois sévères me gelait les os, sont derrière moi maintenant.
Mes bourreaux ont quitté la ville, j’ai le sentiment d’un été paisible (…)
Un intemporel du hahaha,
Il y un des millions de phénomènes qui m’échappent dans la vie, mais celui-là je pense qu’il n’y a vraiment aucune explication possible. Pourquoi, je dis bien pourquoi rit-on toujours devant Drôle de Vidéo ou Rire et Délire? Avec l’éventail de choix que nous offre internet en vidéos comiques, comment ces émissions s’y prennent-elles pour nous faire dilater la rate?
Peut-être que l’humour ne vieillit pas? Pourquoi le concept fonctionne-t-il autant même avec tous ces défauts? Depuis toujours, les “blagues” des commentateurs sont pourries et n’ajoutent rien aux émissions honnêtement avez-vous déjà ri d’un «call»? De plus, les captations datent des années 90 et moins, on le voit bien par les petits shorts rose pâle que portent les hommes. Je me suis toujours demandée, qui fournit les vidéos? Et si le public envoie le contenu, pourquoi ne s’est-il jamais modernisé? J’écoutais cette émission petite et les images étaient pareilles, c’est à croire qu’ils jouent en reprise les mêmes épisodes depuis 1995…
Malgré cette liste de choses ringardes qui caractérise l’émission, on continue à rire à chaque fois. Pas plus tard que la semaine dernière, je me suis fait prendre au jeu. Et le pire dans tout ça, c’est que dès qu’on tombe là-dessus on ne change pas de poste! Amenez-en des bébés qui tombent, des coups dans les couilles, des chats qui sautent et des danses de mariage qui tourne au vinaigre. Je crois que cela fait partie des petits plaisirs coupables de la vie, comme lire mon blogue…
Chez moi, je sais que Drôle de Vidéo joue quand j’entends ma mère HURLER de rire dans la maison, elle a son rire propre à l’émission; c’est fascinant (…)
Si mes parents passent au travers cette épreuve, ils seront unis à jamais,
Cette semaine, nous avons fêté la 58e année de mariage de mes tendres aïeuls. Cet été, nous célèbrerons le 27e anniversaire de mariage de mes géniteurs. Bref, je suis entourée de modèles durables, comme il ne s’en fait plus.
Tout de fois, la solidité du couple que forme Ginette et Bertrand ben oui, votre tante Ginette c’est ma mère a souvent été mise à l’épreuve au cours de ces longues années d’amour. JAMAIS AUTANT QUE PRÉSENTEMENT. Récemment retraités, mes parents avaient prévu de nombreux projets pour s’épanouir, dont celui de refaire le salon. Cette périlleuse aventure, qu’ils font par étape, pour faire durer le plaisir et perdurer mes souffrances, se trouve être le test ultime de leur solidité conjugale. Comme si mes parents s’étaient donnés un ultimatum, ” Ginette, pour savoir si nous sommes faits pour passer notre vie post-travailleurs ensemble, nous allons repeindre le salon”.
Peinturer les murs d’une grande pièce: un jeu dangereux. Parce que, choisir les meubles, magasiner un tapis et acheter une pôle à rideaux…Pas de problème, mes vieux ont réussi ces épreuves avec la même facilité que choisir entre l’oeuf ou l’enveloppe à la poule aux oeufs d’or respect, ils ont quand même 26 années derrière la ceinture. Bref, l’ambiance est assez tendue dans mon modeste bungalow de Ste-Rose. Ginette et Bertrand s’obstinent constamment pour des niaiseries, le climat chaleureux d’autrefois est rendu aussi froid que l’apprêt blanc qui colore les murs. Bref, le conseil le plus précieux que je ne pourrai jamais vous donner : si votre couple n’est pas solide comme celui de Bert et Gigi, ne vous lancez surtout pas dans la décoration ensemble… Non, “même si”, non, “mais”, non!
Ce n’est pas encore l’enfer, mais s’ils avaient choisi la peinture rouge, je ne serais qu’un tas de cendre à l’heure qu’il est (…)